La fausse suivante
(ou le fourbe puni)
Marivaux est une formidable incitation au théâtre. Jeu de masques, intrigues, rebondissements et quiproquos : la mécanique ne manque pas de ressorts et de rouages. Dans La fausse suivante, une jeune femme se déguise en chevalier pour faire la connaissance du dénommé Lélio, à qui on entend la marier. Elle se lie d’amitié avec lui, à tel point qu’il lui confie son penchant pour deux dames fort riches… La seule réponse à une pareille confidence ne peut être que la vengeance ! En mêlant les nobles et les valets, les hommes et les femmes, Marivaux signe une œuvre beaucoup moins innocente qu’il n’y paraît. Au-delà du divertissement, c’est une lecture très affûtée de la société et des rapports humains qui s’impose. Où l’on constate qu’entre 1724 (date de l’écriture de cette comédie) et nos jours les similitudes ne manquent pas. Cette dimension intéresse vivement Nadia Vonderheyden, qui signe ici la mise en scène.

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