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Matt George Fresno Real Estate

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With a background check you could have a huge edge when coming to the final sale cost. Whilst below the house appear at your water pipes to see if they are exposed, already insulated, or wrapped with electric pipe heating wire. As a result, one particular factor you need to remember that it should be in excellent situation, and have potential. Sets are normally more affordable, but there's not constantly a lot of difference. You might have found the most stunning spot only to locate that it has a poor history. When buying most folks like to touch goods to get a genuine really feel of the texture and quality. You will have to seek advice from with the realtor over the phone.

An knowledgeable realtor will not only guide you with regard to acquiring an perfect property but also supply you tips to get the greatest house loans. When you can stop your property from being foreclosed, you place your self back in control of your life and finances. Get rid of Individual Products One of the very first items that I discovered about selling a home is to get rid of all personal effects. That necessary a lot of paring down but it also led us to find out an extra advantage of downsizing. 1 should bear in mind that the minimum credit score to purchase a house does not assure the borrower of getting the very best rate of interest on the loan. It could add to Matt George level of disappointment and force you to consider about the choice of house repair and maintenance.

These days, a borrower wants a credit score of at least 680 points to avail a conforming mortgage. We located her in the telephone book. Household revenue and family size are two enormous aspects to feel about when deciding if renting or owning is the right option. In addition to low expense, there are many advantages of purchasing a foreclosed home from a bank. Will we all be knee deep in low expense repossessed residences and flats for the next decade? The bank will verify your current financial position and credit history ahead of extending any mortgage. Added Income The additional benefit that we discovered by losing our mortgage and promoting our excess belongings was added funds in our bank account.

Typically, men and women don't think of making such a major acquire for the duration of the holiday season. The identical as an ordinary property buy, purchasing at auction demands a deposit. A qualified tax planner can support you uncover all of the numerous tax advantages to spending your vacations in your own second house. If you uncover yourself in this type of situation and don't know where to turn, preserve reading for some guidance on how to cease foreclosure. When the power deregulation was legislated in the U.S.A, the utility consumers were offered with the Energy to Pick. Isle of Lewis chess pieces are practically surely 1 of the most familiar items in the planet. Below the property insulate any exposed water pipes. Does the home want significant repairs; would you be refurbishing the residence and renting it in the future; do you have the capital to maintain the home, if you don't locate a tenant to rent the spot -- these are a few queries that could help you judge your efforts and sort your choices far better.

Dénommé Gospodin

Un décor blanc sur lequel déteignent tour à tour la personnalité extravagante de chacun des personnages. La scène éclairée au néon qui nous fait ressentir l'opressement qui écrase Gospodin, outsider dans une société capitaliste absurde où il ne trouve pas sa place. Cet homme un peu étrange qui partage avec nous ses pensées intimes, intimité rendue palpable par les coulisses à vue. Le tout traité avec des dialogues pleins d'humour et de légèreté. Sans surprises mais vraiment très amusant!

Les oranges, l'espoir d'un peuple

L'orange, comme métaphore du temps heureux d'avant. Avant que les Français mettent le pied sur le sol algérien. Avant qu'un peuple, enfin débarrassé du joug impérialiste, s'entretue en passant continuellement d'une dictature à une autre.

C'est un bien triste conte que nous racontent les comédiens Azeddine Benamara et Mounya Boudiaf, même si par moments quelques anecdotes poétiques et drôles du quotidien viennent égailler le fil sombre de l'histoire d'un pays en proie à ses démons. Bien que le texte d'Aziz Chouaki comporte quelques longueurs et que l'attention se relâche par instants, le jeu simple et sincère des acteurs fait pardonner ces quelques passages qui semblent un peu confus pour un spectateur non averti.

La scène possède pour seul décor une lumière matinale orangée et une malle en osier. Mais c'est amplement suffisant puisque, grâce au jeu très vivant des acteurs, un siècle et demi de l'histoire algérienne se déploie sous nos yeux en une fresque colorée et pleine de contrastes.

L'orange, symbole d'un temps passé idéalisé, mais aussi symbole de l'espoir, l'espoir qu'un jour crimes et tortures laisseront définitivement la place à ces fruits de la réconciliation. Les oranges, incarnation de l'identité d'un peuple.

Dénommé Gospodin

Dénommé Gospodin  fait l’alliance d’un dialogue drôle et percutant plein d’absurdité avec une vérité effrayante pesant sur tout le public : « Ils m’ont enlevé mon lama, Annette. ».

Le second degré du texte et le rythme de la mise en scène permettent aux spectateurs d’entrer dans un autre monde.  « Nous sommes à la botte du capitalisme, alors prenons-le par les couilles. »

L’ambiance particulièrement intéressante aidée de projections d’ombres et d’images floues nous fait vaciller entre l’inconscient, le rêve et une bizarre réalité. Une réalité qui ne fait pas forcément plus de sens que le reste des états seconds dans lesquels le public suit le héros, Gospodin. On se sent par moments au cinéma plutôt qu’au théâtre, encore faut-il déterminer si cela est une bonne ou une mauvaise chose.

Le vrai coup de cœur se trouve dans le personnage principal. L’acteur, Christophe Brault, dans sa manière de jouer un personnage complètement abruti et abasourdi par tout ce qui lui arrive en révèle l’âme d’enfant. Ses expressions sont à la fois perdues, tendres et hilarantes. Celui-ci nous prend sous son aile le temps de voir à quel point nous sommes submergés par l’entier du système. Enfin, c’est surtout son impuissance face à la consommation qui engendre la vraie remise en question.

Un spectacle, mis en scène par Benoît Lambert et écrit par Philipp Löhle, tout à fait amusant, qui stimule la réflexion.

Mon Traître

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La pluie tombe. L’ingénieux système de projection d’images, les lumières créant l’atmosphère sombre et la bande sonore parfaitement calquée sur le texte témoignent de sa présence incessante et continue. L’ombre du corbeau nous survole. Une petite voix conte au public une histoire de princesse et de prince. Personne ne se doute que la voix d’enfant tiendra le rôle du chœur grec.  C’est seulement en arrivant à la fin du récit que l’on peut constater que tous les éléments étaient en place et que dans une logique dénudée de toute humanité, il est arrivé exactement ce qu’il devait arriver.

La pièce basée sur un roman de Sorj Chalandon est un témoignage fort et émouvant à l’Irlande et aux protagonistes de sa rébellion pour l’indépendance. Le texte rend hommage à une étape de l’histoire de l’humanité peut-être trop souvent ignorée. L’auteur utilise les moments de simplicité et d’ambiguïté pour retranscrire les actes du quotidien qui nous marquent et les apprentissages basiques mais fondamentaux de la vie. Le spectateur comprend très vite que rien n’est noir ou blanc : avec le désespoir vient l’espoir, avec l’amour vient la haine, avec la paix vient la guerre, avec la vie vient la mort.

Jean-Marc Avocat, Stéphane Balmino et Jérôme Derre, dans cette pièce, respirent l’élégance comme la souffrance. Leur manière de transmettre leur douleur et leurs pensées les rend dignes et beaux. Leur performance, tout en restant sombre, est absolument bouleversante.

Tout au long de la pièce, on ne cesse d’être surpris. Chaque fois qu’on imagine avoir cerné l’intrigue en entier une nouvelle partie du texte est révélée donnant immédiatement une autre dynamique au monologue.

J’en sors frissonnante et secouée. Et je tire mon chapeau bien bas au metteur en scène,   Emmanuel Meirieu.    

Merci

A René Gonzalez

Merci pour tes chemises invraisemblables et colorées, ramenées de boutiques dont tu étais sans doute le seul à connaître l’existence

Merci pour tes rugissements de vieux lion

Merci pour tes enthousiasmes

Merci pour ton observation, infatigable, des variations de la lumière sur le lac

Merci pour ta curiosité

Merci pour ta folie qui était comme un outrage aux errements trop raisonnables du monde

Merci pour tes paluches de bâtisseur (les murs de pierre des Cévennes en attestent)

Merci pour ton culte de la poésie

Merci pour tes innombrables points de suspension, exclamation, interrogation, tes infinies parenthèses et cortèges de tirets qui fleurissaient toujours ta prose d’une ponctuation baroque

Merci pour tes intransigeances

Merci pour ta vitalité et ton désir assez sophistiqués pour être équipés d’une fonction d’auto-allumage

Merci pour tes sourires

Merci pour ton regard bleu

Merci pour tes coups de gueule, tes emportements et tes colères à faire bredouiller les philistins

Merci pour tous les petits mots dont tu gratifiais ton entourage et qui circulaient comme les tracts d’un réseau de la Résistance

Merci pour l’enfant que tu n’as jamais étouffé en toi

Merci pour ton inaltérable fidélité au fax, puisque tu étais le dernier représentant du monde occidental à utiliser ce moyen de communication, qui te permettait de laisser libre court à ta créativité graphique

Merci pour ton exigence

Merci pour tes mercis

Merci pour ton sens du partage

Merci pour toutes les leçons que tu nous as données sans jamais te poser en donneur de leçon

Merci d’avoir porté le théâtre là où tu l’as porté

Merci pour ta générosité, que tu as élevée au rang de beaux-arts

Merci pour les bouquins marouflés au stabilo boss quasi à chaque ligne, ce qui témoignait de ta fringale de lecteur

Merci pour ton ancrage terrien qui te permettait de ruser comme un maquignon avec le monde de la politique et de la culture

Merci pour tes grognements

Merci pour ta quête de l’utopie

Merci pour tes formules toutes faites, genre « grosso merdo » ou genre « j’ai l’impression de pisser dans le lac » qui nous agaçaient parfois à force de les entendre, mais qui nous manquaient dès que tu les oubliais

Merci pour tes paradoxes, si fertiles

Merci pour ton courage face aux épreuves

Merci pour ton obstination d’âne bâté à ne jamais désarmer face à certaines adversités

Merci pour tout ton amour

Merci pour ton sens de la démesure qui faisait éclater les normes et qui rendait les fausses timidités ridicules

Merci pour la sensibilité qui fleurissait sous ton blindage

Merci d’avoir existé

Bon.

Là je vais arrêter avec tous ces mercis. Il y en aurait beaucoup d’autres. Mais avec ton sens ludique de la langue française, il y a longtemps que tu aurais crié merci.


 

René Zahnd, 18 avril 2013

La force de tuer

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Dérangeant mais si juste, si vrai. 

La force de tuer raconte avec beaucoup de sensibilité la relation entre un père et son fils qui se ressemblent trop. 

L'atmosphère est oppressante tout au long de la pièce. Un huis clos, mais aussi des dialogues puissants, une mise en scène bien sentie et des acteurs parfaits dans leur rôle. 

On ne ressort pas tout à fait indemne de la salle. On est un peu à bout de souffle, surpris par la fin à laquelle, pourtant, on s'attendait depuis longtemps. 

Cette pièce ne m'a pas réellement apportée une vision nouvelle, une réflexion particulière, mais la fine observation de cette relation père-fils extrême m'a touchée et rien que pour toutes ces émotions ressenties, La force de tuer vaut la peine d'être vue.

la force de tuer

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Une table, une chaise, un tourne-disque dans le fond. Quelques livres au chevet d’un lit recouvert de draps blancs. Voilà ce que nous voyons à l’intérieur de cette « boîte » dans laquelle les protagonistes vont évoluer.  Ce drame commence dès le début de manière triste. On se retrouve dans une pièce située sous les combles, lumineuse certes, mais un peu fade. Un père et son fils se disputent. Le premier ne peut pas se passer du second, tandis que celui-ci ne supporte plus son père. Ebauches de dialogues entre un père curieux et un fils  hargneux. Au travers des discussions et disputes, des fantômes du passé font leur apparition. Et c’est une vraie torture psychologique.

Soudain,  Radka, la copine du fils fait son apparition. A partir de ce moment-là, tout ce qui ne tenait déjà plus qu’à un fil dégringole. Ce trio ne peut pas exister tel quel, il faudra bien que quelqu’un s’en aille… et on se demandera bien souvent lequel passera à la trappe.

Chronique d'outre scène : les affiches

Mine de rien, c'est quelque chose. Il est quand même le premier auteur suisse vivant à être joué pendant six semaines à la COmédie FRANçaise. Bien prononcer COmédie FRANçaise. Ça se fête. Voici donc deux provinciaux sur un quai de métro parisien désert. Lever de rideau dans quelques heures, on débarque à deux dans la capitale. Contre le mur, une de ces grandes affiches qui regroupent sur une quinzaine de mètres carrés les plus grands événements théâtraux de la semaine. On cherche. On trouve ! Là, à hauteur de museau, ce graphisme, ce vieux rose qui tire sur le bordeaux, ce titre et dessus... ce nom ! Pas plus grand que du A4, d'accord, mais son nom parmi tous ces noms sur cette immense affiche parisienne ! On se congratule, on s'extasie, on examine l'annonce en collant le nez sur le petit rectangle. Il se redresse et il rit. Quelques stations de métro plus loin, on s'engage sur un tapis roulant dans un couloir rempli de gens pressés. Un couloir qui n'en finit pas et qui est bordé d'affiches vieux rose au format mondial. Des affiches de sa pièce. Que. Des deux côtés. Tout le long du couloir, avec son nom en immense écrit dessus. Partout. On se penche vers son oreille et on lui dit doucement Eh, c'est lui, c'est lui, le mec des affiches, je le connais, c'est lui... Et lui il rentre la tête dans les épaules en fermant les yeux, il dit juste : chchchuuuttt...

Les Revenants

Ambiance étrange, pesante, stressante et parfois glauque: dès les premières minutes le spectateur est pris dans un tourbillon d'émotions. Le plateau tournant donne un effet de tournis. La pluie, sans cesse évoquée, semble être la métaphore de l'intérieur des personnages. Les cinq interprètes des Revenants, mis en scène de manière très pertinente par Ostermeier, arrivent à nous faire entrer dans le monde d'Henrik Ibsen. On y rencontre intimement une famille écrasée, emprisonnée, puis explosée par le secret. La mère essaie de tenir, de relever tout le monde, de créer l'illusion du bonheur; il y a une perpétuelle recherche de la joie de vivre. Mais celle-ci vient se buter au devoir, aux règles, aux codes. Certains thèmes récurrents d'Ibsen sont astucieusement mis en exergue; comme le fait, pour les femmes de s'élever au travers de leur mari. C'est la seule possibilité. On perçoit de manière sous-jacente l'importance de l'argent et l'ambition de chacun des personnages. J'ai trouvé le jeu des comédiens très sincère, belle performance! De plus, la vidéo en arrière plan crée une atmosphère particulière. En somme, c'est un spectacle à la fois violent, intéressant et beau. 

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