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Face Nord

Quatre hommes nous racontent des histoires sans prononcer un seul mot. Ce sont leurs corps qui parlent.
Ils nous invitent dans leur univers par le biais de jeux dont ils inventent et nous font comprendre les règles. Il ne s'agit pas de se montrer mais simplement d'être là pour ces acrobates qui évoluent avec beaucoup de légèreté et de fraîcheur dans la chaleur étouffante du chapiteau. Leurs corps deviennent des appuis, des obstacles, sur lesquels on grimpe de toutes les façons.
Beaucoup d'humour dans ce spectacle qui lie merveilleusement les mondes du cirque et du théâtre.

An old monk

Je dois l'avouer d'emblée, "An Old Monk" m'a franchement déçue. Certes, les trois musiciens sur scène étaient méritants, mais on se serait à la limite contenté de leur musique, sans texte, sans acteur, sans néon qui aveugle, sans une longue séance photos finale. Le texte? Extrêmement répétitif, sans grande valeur littéraire, sans poésie aucune, sans toucher vraiment le coeur de la thématique. En tous les cas, peu de subtilité pour évoquer la vieillesse. On retient seulement quelques belles images, scènes de vie dont se remémore le vieillard aux toilettes devant la glace. La danse? Elle se résume à quelques mouvements assez grotesques. On nous avait promis la participation du public... une participation qui s'est résumée à ânonner pendant 5 minutes "prostate" et "incontinence"... mais le public n'ouvrait presque pas la bouche et la musique couvrait les seuls spectateurs qui ont donné un peu plus de voix. Une déception partagée: mes voisins soupiraient et se regardaient avec des mines contrites. Bref, n'y pensons plus et profitons enfin des beaux jours qui semblent revenir.

Chronique d'outre-scène : discussion surréaliste à la caisse Vidy chez Payot

- Et donc ? Vous voulez renouveler votre carte ? Et aussi celle de votre mari ?
- Non... J'ai pas de mari.
- Ah. Mais vous en voulez un ?
- Pourquoi ? Vous en avez un à proposer ?
- Non, mais vous pouvez toujours regarder au rayon "Homme"...
- Il y a un rayon "Homme" chez Payot ?
- Non. Mais y en a un chez Manor. Et sinon regardez aussi au rayon "Home".
- C'est vrai, on ne sait jamais, par les temps qui courent.

Drôle, léger, impressionnant, fort, poétique, sincère, rafraîchissant, touchant...

Vu hier soir, en avant-première, Face Nord. Drôle, léger, impressionnant, fort, poétique, sincère, rafraîchissant, touchant... les qualificatifs élogieux viennent facilement à l'esprit pour décrire ce spectacle unique, à la fois minimaliste et virtuose, où l'on passe sans arrêt des éclats de rires aux "wow!".
A recommander à tous, quelque soit l'âge.
 
Un spectateur

Face Nord

Un spectacle d’acrobates sans même un seul salto ? C’est que Face Nord nous offre sans artifices des enchaînements originaux et truffés d’humour.

Les enfants du soleil

Mikaël Serre nous fait entrer dans « Les enfants du soleil » tout d’abord par le mouvement. Peu à peu, on découvre les personnages de cette pièce dans cette maison aristocratique qui vit au va et viens des uns et des autres. Enfermés dans ce petit monde qu’ils s’inventent, ils refusent de voir la réalité du monde qui les entoure. Ce spectacle poignant, effrayant, touchant, parfois violent et même drôle par moments est très bien interprété par des comédiens aux accents riches et variés, ce qui apporte une belle diversité.

Les enfants du soleil

Des palissades. Et le dedans et le dehors. Le dedans d’une petite société qui agite ses pensées. Le dehors d’une révolution scandée par le peuple. Le trait d’union d’un danseur. Des paroles russes et alors oui des paroles fortes, même infimes. Un texte porté par des acteurs fantastiquement là fantastiquement beaux. Les enfants flamboyants d’un soleil qui brille sur un sable de verre. Sur un plateau où les pensées s’écrasent. Où les couples volent à deux à un à trois. Les enfants du soleil d’après Maxime Gorki, c’est une adaptation si réussie de Mikaël Serre.

Le petit-maître corrigé

Le petit-maître corrigé de Marivaux est l’exemple typique de la comédie du 18ème. Celle que, personnellement, je n’aurais pas transposée à nos jours de peur que la dynamique, l’humour et l’entier du dialogue soient hors de leur temps. Dans un décor obstacle à la concentration du spectateur, on découvre de jeunes acteurs qui cherchent encore un peu leur jeu ou du moins qui semblent un peu rigides face à un public qui a envie d’être séduit. Certaines répliques sont trop évidentes ; d’autres sont interprétées de manière distancée de l’histoire.

YUKONSTYLE

Dans une région où le froid, omniprésent, pénètre le cœur des gens, quatre histoires de vie s’entrechoquent. Les âmes, usées par la discrimination des natives, les drames d’adolescents perdus, l’enquête sur l’horrible tueur en série, vagabondent désespérément coincées.

Ensemble Acratopège

Hier soir, prestation dans le hall de Vidy de l'Ensemble Acratopège devant Giovanna Marini.

Direction et accordéon : Christine Niggeler

Percussions : Inan Akinci

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